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>>La RéunionInhabitée jusqu’en 1665, cette actuelle région ultrapériphérique de l’Union européenne de 2 512 km² compte aujourd’hui, trois siècles et demi plus tard, près de 800 000 habitants, d’origines africaines, européennes et asiatiques, souvent très métissées. La Réunion est à la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer (numéro 974) français. Elle connaît une croissance économique dynamique, mais structurellement fragile et encore insuffisante face à un taux de chômage qui a été supérieur à 30% jusqu’en novembre 2006. Surnommée l’« île intense », La Réunion offre des paysages naturels aux reliefs impressionnants et une diversité culturelle, qui constituent ses principaux atouts touristiques. Ses habitants sont appelés les Réunionnais. Histoire La Réunion est une des seules îles de la région dont les premiers habitants aient été des Européens. En effet, l’île était totalement inhabitée avant d’être découverte par des navires européens en route vers les Indes. Si l’on date sa découverte à 1500, il faut savoir que des explorateurs arabes semblent l’avoir déjà repérée avant. Un navigateur portugais, Diogo Dias, y aurait débarqué en juillet 1500. Un autre navigateur portugais, Pedro de Mascarenhas y débarque le 9 février 1512[3] ou 1513[4], jour de la Sainte-Apolline, alors qu’il est sur la route de Goa. L’île apparaît ensuite sur des cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia. Vers 1520, La Réunion, Maurice et Rodrigues sont appelées archipel des Mascareignes, du nom de Mascarenhas. Aujourd’hui, ces trois îles sont couramment appelées les Mascareignes. Au début du XVIIe siècle, l’île est une escale sur la route des Indes pour les bateaux anglais et néerlandais. Le 23 mars 1613, l’amiral néerlandais Pieter Willemsz Verhoeff (Pierre-Guillaume Veruff), de retour de Java, fait escale à La Réunion et baptise l’île encore inhabitée England’s forest. Les Français y ont ensuite débarqué pour en prendre possession au nom du roi en 1642 et l’ont baptisée île Bourbon, du nom de la famille royale. En 1646, douze mutins chassés de Madagascar sont abandonnés à La Réunion. D’autres personnes viennent la peupler en 1665. Françoise Chatelain de Cressy est arrivée pendant cette période et est à l’origine de plusieurs familles connues de Bourbon. C’est surtout Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l’île de 1735 à 1745, qui a contribué à son premier développement. Le 26 septembre 1806, l’Ile prend le nom de Bonaparte et se retrouve en première ligne dans le conflit franco-anglais pour le contrôle de l’océan indien. Pendant les guerres napoléoniennes, en 1810 l’île passe sous domination britannique, puis est rétrocédée aux Français lors du traité de Paris en 1814. Grâce à la main-d’Å“uvre servile, la culture de la canne à sucre se développe, de préférence à celle du café. Survenue en 1841, la découverte d’Edmond Albius sur la pollinisation manuelle des fleurs de la vanille permet bientôt à l’île de devenir le premier producteur mondial de vanille. L’exploitation du litchi y est fameuse. Le 20 décembre 1848, l’abolition de l’esclavage est finalement proclamée par Sarda Garriga (le 20 décembre est un jour férié à La Réunion). Louis Henri Hubert Delisle devient son premier gouverneur créole le 8 août 1852 et reste à ce poste jusqu’au 8 janvier 1858. L’Europe a de plus en plus recours à la betterave pour remplir ses besoins en sucre. Malgré sa politique d’aménagement et le recours à l’engagisme, la crise économique couve et devient patente à compter des années 1870. Par la suite, le percement du canal de Suez conduit le trafic marchand à s’éloigner de l’île. Le 19 mars 1946, La Réunion devient un département d’outre-mer français puis, en 1997, l’une des sept régions ultrapériphériques de l’Union européenne. Géographie
* La partie émergée de l’île ne représente qu’un faible pourcentage (environ 3%) de la montagne sous-marine qui la forme. Contrairement au Piton de la Fournaise, le Piton des Neiges est un volcan éteint. * L’érosion des volcans a donc façonné le relief actuel de l’île, sur laquelle on distingue trois cirques : Mafate, Salazie, et Cilaos. Ceux-ci portent les noms d’anciens esclaves en fuite, qui se réfugiaient dans ses hauteurs. Environnement * L’île de la Réunion possède une faune et une flore variées, mais contrairement à la Guyane française, on n’y trouve aucun animal sauvage (jaguar ou autres fauves par exemple). * En revanche, de nombreuses espèces endémiques y sont répertoriées. * Souvent menacées par l’expansion de l’urbanisme, elles font l’objet de plans de sauvegarde. Économie Les revenus du tourisme constituent la première ressource économique de La Réunion, devant ceux tirés de la production et de la transformation de la canne à sucre, à l’origine du développement de grands groupes réunionnais comme Bourbon ou Quartier Français. Avec la diminution des subventions, cette culture est menacée. Aussi, le développement de la pêche dans les Terres australes et antarctiques françaises apparaît comme la bienvenue. Malgré un dynamisme économique certain, l’île ne parvient pas à résorber son important chômage, qui s’explique notamment par une croissance démographique très forte. De nombreux Réunionnais sont obligés d’émigrer en métropole pour leurs études et/ou pour trouver du travail.
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